
AxL_695
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Le Financial Times, référence journalistique internationale vient de publier son classement des Masters en management (gestion) accessibles sans expérience professionnelle.
Il comprend 50 écoles en Europe et en Asie.
Les écoles de commerce Françaises forment un grande partie de ce classement, HEC Paris et l'ESCP-EAP en tête. La seule université Française qui en fait partie est l'IAE d'Aix.
Tous les détails (en anglais) par ici:
http://www.ft.com/businesseducation/masters2008
A noter que la méthodologie inclue les retours d'une enquête envoyée aux personnes diplômées 3 ans auparavant; ce qui indique la force du réseau des diplômés (plus le nombre de répondants est important plus l'école entretient des relations avec ses diplômés et plus ceux-ci acceptent ces relations...) |
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mitch74
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Très intéressant en effet.
Et tout d'abord merci de votre acceuil dans votre forum !
Ce sujet amène droit à la réflexion de la crédibilité du management tel qu'il est vu par les américains amha.
Car si l'on s'interroge sur les causes de la crise financière on en arrive à la conclusion que c'est bien le management "à l'américaine" qui a produit ces cadres et que c'est sur la base de la formation reçue qu'ils ont ensuite conduit le monde et leur propore économie à la catastrophe.
Donc le Financial Times en tant que «donneur de leçon» après leur système de "perpetual assessments" (évaluation perpétuelle)... Ça fait sourrire, nan ?
N'étant pas assez qualilfié dans le domaine de la finance pour pousser plus en avant la réflexion, je suis quand même assez informé sur la question pour me rendre compte que ce sont des méthodes barbare qui ne tiennent pas assez compte de l'homme et de l'humanité en général, je prendrais donc quand même ce classement avec des pincettes.  |
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AxL_695
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Bonjour,
Je suis désolé ne comprends pas votre raisonnement.
Tout d'abord, vous supposez que les "cadres" diplômés de ces écoles soient responsables de la crise actuelle... D'après les explications que j'ai pu trouver, ce n'est pas le cas (très bien expliqué ici ou là).
Ensuite, "management à l'américaine", "FT donneur de leçon"... Je ne sais pas si vous avez fait une de ces formations mais il se trouve que c'est mon cas et que l'enseignement, dans l'école où je suis allé, ne s'est pas limité à un unique mode de gestion ou un unique mode de pensée. Bien au contraire, nous avons pu mettre en relief différentes méthodes, différents modes de gestion, les avantages et les inconvénients de ces modes de gestions, ainsi que les différences interculturelles qui peuvent entrer en jeu. Cet enseignement théorique étant par ailleurs supporté par des échanges universitaires et des stages en entreprises à l'étranger. Le but de ceci étant bien entendu de permettre aux étudiants de mieux s'adapter et de faire "les meilleurs choix" une fois dans l'entreprise, quelque soit le pays ou l'entreprise où l'on travaille...Ce classement comportant une majorité d'ESC Françaises mais aucune école Américaine, je suis assez étonné que vous les rattachiez au "management à l'américaine"... |
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mitch74
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| AxL_695 a écrit: | | Ce classement comportant une majorité d'ESC Françaises mais aucune école Américaine, je suis assez étonné que vous les rattachiez au "management à l'américaine"... | c'est bien la preuve qu'ils sont en retard. Mais je me suis peut-être mal exprimé.
| AxL_695 a écrit: | | Bien au contraire, nous avons pu mettre en relief différentes méthodes, différents modes de gestion, les avantages et les inconvénients de ces modes de gestions | comment expliquer alors que cet enseignement ait aussi conduit à la crise (l'Europe et la France ont été touchés). Mais je n'en veut pas à l'enseignement in abrupto. Je réfléchis, je m'interroge.
| AxL_695 a écrit: | | Tout d'abord, vous supposez que les "cadres" diplômés de ces écoles soient responsables de la crise actuelle... | attention, je l'ai précisé, ça ne s'adresse pas aux écoles françaises, voire européennes, j'ai bien dit
| mitch74 a écrit: | | crédibilité du management tel qu'il est vu par les américains. | .
| AxL_695 a écrit: | | D'après les explications que j'ai pu trouver, ce n'est pas le cas (très bien expliqué ici ou là) | attention aussi: il y a eu un événement déclencheur (9/11) mais la source est antérieur et remonte probablement au milieu des années 90. J'ai eu l'occasion de voir les ravages de ce "New Management" dès 1998 à la CEE ! Et je ne fait pas d'anti-américanisme primaire, j'aime les USA et y suis allé à plusieurs reprises. Je veux parler d'un grand dérapage de ce pays dans les dix dernières années.
| AxL_695 a écrit: | | Je ne sais pas si vous avez fait une de ces formations mais il se trouve que c'estmon cas et que l'enseignement, dans l'école où je suis allé, ne s'est pas limité à un unique mode de gestion ou un unique mode de pensée. Bien au contraire, nous avons pu mettre en relief différentes méthodes, différents modes de gestion, les avantages et les inconvénients de ces modes de gestions, ainsi que les différences interculturelles qui peuvent entrer en jeu. | Je suis vraiment très heureux de vous l'entendre dire. Et justement ça ne concerne pas l'enseignement européen, je le répète, c'est bien: "sur des différences interculturelles" que cela se joue, on ne pourrais pas mieux dire. Les dernières négociation intergouvernementales européennes ne confortent-elles pas cette hypothèse quant à une absence de "philosophie" qui ne régissait donc pas/plus cette "finance virtuelle internationale" et l'on ne peut décement pas rester insensible à ce gigantestque crash étouffé. (Les cinq milliards qu'a perdu la Société Général représente le PIB du Maroc — alors 1000 milliards de dollars...) il faut assurément en trouver la/les causes profondes vu qu'il est maintenant démontré que l'on ne peut pas vivre étenellement au-dessus de nos moyens. Place à l'imagination pour trouver des solutions novatrices qui tienne compte du facteur humain.
| AxL_695 a écrit: | | Cet enseignement théorique étant par ailleurs supporté par des échanges universitaires et des stages en entreprises à l'étranger. Le but de ceci étant bien entendu de permettre aux étudiants de mieux s'adapter et de faire "les meilleurs choix" une fois dans l'entreprise, quelque soit le pays ou l'entreprise où l'on travaille... | Là, si je puis me permettre, j'utiliserais plutôt le terme de «meilleur compromis possible» à la place de «choix». Car pour effectuer un vrai «choix» encore faudrait-il que le sujet ait fait un certain «travail» nécessaire sur lui-même lui donnant la capacité de mettre une vraie distance entre «sa» propore culture et la culture dans laquelle il doit s'immerger. Enfin qu'il ait les coudées franches pour agir comme il le souhaite ...Ce qui n'est pas souvent le cas!
Car lorsque l'on parle de différences interculturelles tout dépend qui estime être dans "la" raison.
C'est juste un avis, je reconnais qu'il peut y avoir des facteurs (notamment politique) qui échappent au raisonnement. Et peut-être même que l'enseignement n'est pas le premier visé, le préalable serait éventuellement "la façon même de penser..." |
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