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Comme écrit dans ma présentation, je suis designer, étudiant en urbanisme.
Je travaille sur l'identité produit de la ville, ou comment une collectivité peut améliorer son service rendu non-social et son attractivité par ses choix d'aménagements. N'étant pas marketeur, j'ai peur de passer à côté de certaines notions (et je m'excuse par avance si j'utilise maladroitement des terminologies que je ne maîtrise pas), toutefois, je me perds un peu dans le raisonnement avancé par Thonon74 car il me semble qu'il mélange plusieurs thématiques.
1 - Dans ta définition du marketing territorial, tu parles de «représenter un village, […] sur le vaste marché mondial» ce qui correspond aussi bien au positionnement stratégique global qu'à la commercialisation du territoire. Ce que tu appelles «les conditions de base du produit» et «les techniques de mise en marché», jusque là j'ai juste ?
Dans le premier cas, il s'agira par exemple d'un mapping qui permette aux élus de savoir ce que «vaut» leur ville. Les coordonnées seront définies selon le projet politique (qui la valeur au m2 et la population, qui le taux de chômage et la proximité avec une ère urbaine, etc.). L'exemple des logements sociaux rentrerait dans cette catégorie-là.
Dans le second, nous parlons de communication. Graphisme, site web, accueil téléphonique (et pourquoi pas les uniformes des personnels d'accueil ou d'entretiens).
2 - Le numérique comme renouvellement de la forme urbaine.
Si le numérique est vu sous l'angle communication, avec les sites web surtout, il me semble qu'il aura un rôle moteur dans l'urbanisme en général.
En effet, les villes ont été construites au XXème siècle en fonction de l'industrie, puis de l'automobile. Aujourd'hui, nous appelons cela les VRD (Voiries - Réseaux - Distributions). Sauf que les réseaux d'aujourd'hui, et plus encore que demain, se dématérialisent en partie, et se transforment en ondes. Ces ondes peuvent avoir un effet nocif sur la santé. Une ville qui s'en rend compte risque donc de purement et simplement supprimer toute antenne GSM et WiFi de son territoire. C'est à dire plus de téléphonie mobile, ni d'Internet ?
Impensable, alors, pourquoi ne pas intégrer ces réflexions à la base du travail sur la ville ? Les urbanistes sont incapables de se mettre en cause (dans leur grande majorité, ne généralisons pas trop), et conçoivent encore les villes autour de la voiture, à la rigueur des bus, mais pas plus. Quid des antennes GSM sur les écoles maternelles ? Pfff, c'est compliqué, c'est une grande multinationale qui veut les installer, que peut-on faire contre cela ?
Les marketeurs ont-ils une réflexion plus poussée que les urbanistes sur ce point précis ?
3 - J'aime beaucoup l'émergence parallèle de marketing urbain, projet urbain, et city branding si je puis me permettre de le rajouter.
La «mise en scène de la ville» est-elle effective concrètement ? Il y a, parmi les exemples cités, Nantes, avec Euronantes et l'île Beaulieu, désormais Ile de Nantes, voire Ile des Machines. L'éléphant et le hangar à bananes créent une mise en scène … à mon avis ratée, car le travail n'est pas allé jusqu'au bout de la projection. Il y a des imperfections qui ne sont pas du niveau de la finition, mais de la définition.
Bref, cette mise en scène n'est pas au niveau de «l'accessibilité», elle-même loin d'être suffisante aujourd'hui (combien de trams avec des pelouses entre les rails, combien de rues en petits pavés insupportables en poussette ou en fauteuil roulant, …).
Bref, la communication prime sur le positionnement, et il me semble que l'amalgame que tu faisais en était révélateur.
Et justement, dans le cadre de missions de marketing urbain, est-il possible de remettre les décideurs dans la direction du service rendu plutôt que de la médiatisation forcée ? _________________ --
Yvan TEYPAZ
Design industriel & urbain |
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