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LES AGENCES MONDIALES DE PRESSE ET L’EMERGENCE DES NTIC
INTRODUCTION
Crées au milieu du 19ème siècle pour collecter et difuser le plus rapidement possible des messages d’actualité pour le compte des journaux, les agences de presse internationales ont vu l’arrivée dans les années 1980 les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
Le sujet soumis à notre étude intitulé : "les agences mondiales de presse et l’émergence des NTIC" pose à notre sens le problème de l’apport ou de l’incidence des NTIC à leurs avènements sur les agences mondiales de presse. En d’autres termes, quelles sont les conséquences de l’avènement des NTIC sur les agences de presse internationales ? L’apparition des NTIC présente-elle plus d’inconvénients que d’avantages ? Cette apparition ne remet-elle pas en cause le rôle traditionnel de ces médias ? Comment les agences mondiales ont-elles réagi à l’avènement des NTIC ? Les agences mondiales de presse ont-elles vu leurs recettes financières s’améliorer ou ont-elles perdu de l’agent ?
Pour répondre à ces préoccupations, nous proposons le plan suivant :
1)Définition des mots clés
2)Présentation des principales agences internationales de presse
3)Rôles des agences mondiales de presse
4)Les conséquences de l’émergence des NTIC sur les agences mondiales de presse
Conclusion
1) Définition
Dans cette partie, nous allons définir les mots suivants : agence de presse, agence mondiale de presse, émergence et NTIC.
a – NTIC
Selon le dictionnaire encyclopédique des sciences de l’information et de la communication, les NTIC sont une :
expression qui a eu un important succès dans les années 1980, qui est encore utilisée quelques fois, pour désigner un ensemble d’innovations diverses dans le domaine de l’audiovisuel et de l’informatique : fibre optique, satellites de télédiffusion, vidéodisque, télématique, vidéotex, cédérom, etc.
En d’autres termes, tous les nouveaux médias qui sont : internet, photo numérique, vidéocassette, téléphonie mobile, etc. désignent les NTIC.
b – Emergence
Le Petit Robert définit l’émergence comme l’apparition d’un organe nouveau. Or comme nous le savons, les NTIC sont nouvelles, c’est pour cela qu’on parle de nouvelles technologies de l’information et de la communication. Parler donc de l’émergence des NTIC, c’est parler de leur apparition.
c – Les agences de presse
Le Dictionnaire encyclopédique des sciences de l’information et de la communication définit une agence de presse comme une :
"entreprise qui diffuse auprès de ses clients – médias (presse, radio, télévision) et hors médias (entreprise, administration, banque) – toutes formes d’information en provenance de leurs correspondants : dépêches, reportages, photographies…"
On note aussi que les clients des agences de presse ne sont pas uniquement les médias mais aussi toute organisation qui peut être intéressée par les informations des agences de presse. Une agence de presse est donc une entreprise de presse qui collectionne et qui diffuse auprès de leurs clients (presse écrite, presse audiovisuelle et entreprise) des messages d’actualité. Il faut cependant faire la nuance entre une agence de presse nationale et une agence mondiale de presse. L’agence de presse nationale a une couverture nationale tandis que l’agence de presse internationale a une couverture mondiale, c'est-à-dire qu’elle a ses correspondants partout dans le monde. C’est le cas de l’Associated Press qui est présente dans 121 pays dans le monde. Les agences mondiales de presse vont donc livrer les informations au plan international aux agences nationales. Il y a quatre (04) principales agences de presses mondiales. Nous allons maintenant les présenter.
2) Présentation des principales agences mondiales de presse
Nous avons l’Associated Press (AP), United Press International (UPI), l’Agence Reuter et l’Agence France – Presse (AFP).
a – Agence France – Presse
Première agence de presse via l’Agence Havas créée en 1985 par le français Charles Havas, l’AFP est "un établissement public autonome"1. Malgré les difficultés dues à son statut spécial, l’AFP a dû faire face à la concurrence des agences anglo-saxonnes qui ont engagé plutôt qu’elle, la modernisation et la diversification de leur service. Avec un effectif de deux mille neuf cent (2900) collaborateurs de 80 nationalités reparties en 165 pays, les informations de l’AFP sur le marché de la planète sont données 24 heures sur 24 heures en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe). L’AFP comme son nom l’indique est une agence française.
b – Reuter
Fondée en 1851 par Paul Julien Reuter, ancien collaborateur de Havas, l’agence Reuter est une agence Britannique. Reuter est une société anonyme cotée aux bourses de Londres et de New York. Avec un effectif de 1530 journalistes dans 130 pays et plus de 19 langues, l’Agence Reuter s’est orientée vers l’information financière en temps réel avec des principaux clients hors médias. L’Agence Reuter traite 50% des négociations boursières.
c – Associated Press
Cette agence a été fondée en 1848 par l’association de six (06) quotidiens de New York. Elle s’est associée en 1966 avec le groupe Dow Jones pour la diffusion de l’information économique et financière. Elle a un effectif de 3700 collaborateurs, elle est présente dans 121 pays. Elle se diffuse en cinq (05) langues (anglais, français, allemand, néerlandais, espagnol). Associated Press est l’une des deux agences mondiales de presse américaine.
d – United Press international (UPI)
Fusion de United Press Association et de International New Service, United Press International a été créé en 1958. Cette agence américaine est présente dans 90 pays avec un effectif de 250 journalistes. Elle se consacre à l’information spécialisée sur internet. Après plusieurs années de difficultés et plusieurs opérations de rachat, elle a été rachetée par Middle East Broad Casting Center (Chaîne de télévision saoudienne arabophone basée à Londres).
A ces quatre Agences, on peut ajouter l’Agence TASS.
e-l’agence Tass
Ex agence soviétique dont la présence mondiale s’est accrue jusqu’à l’ère du président soviétique Gorbatchev, l’agence Tass est une entreprise d’Etat qui diffuse l’information officielle. Cette agence ayant pour mission de faire la promotion de l’idéologie communiste dans un monde divisé en deux blocs (est-Ouest) et ainsi de faire face aux informations venant des quatre autres agences mondiales (AP, UPI, AFP, Reuter).
On va donc assister ainsi à une information binaire c'est-à-dire une information qui va se faire en fonctions des intérêts des deux blocs. Les informations magnifiant le libéralisme ne seront pas diffusées dans le bloc Est et les informations magnifiant l’idéologie communiste seront rejetées dans le bloc Ouest.
Ces agences mondiales assurent "plus de 80 % du flux mondial d’information" nous dit Mathien (1993 :1051). Cela signifie qu’elles sont en situation de monopole et que la majorité des informations circulant dans le monde entier proviennent de ces agences-là.
Elles bénéficient donc du plus grand nombre d’abonnés médias de la planète. L’Union Soviétique et l’Occident étant les régions développées, la détention de 80 % du flux de l’information mondiale fait ressortir la suprématie des pays riches, c’est à dire le caractère unilatéral de l’information qui part du Nord vers le Sud. Dès lors, on va assister à la mise en place d’une agence en Afrique.
f-L’agence panafricaine d’information (PANA)
Fondée le 09 Avril 1979 à Addis-Abeba en Ethiopie par les pays du continent africain en vue d’un rééquilibre de l’information entre le Nord et le Sud, l’agence PANA est présente dans cinq grandes régions du continent : l’Afrique Central, l’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud, l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest dont les sièges sont respectivement Kinshassa (Zaïre), Tripoli (Lybie), Lusaka(Zambie), Khartoum (Soudan), Lagos (Nigéria). Les nouvelles sont diffusées en français, en arabe, en anglais et en portugais.
Malheureusement cette agence à prétention mondiale, qui avait pour mission d’aider à la mise en œuvre d’un Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication (NOMIC) rencontre d’énormes difficultés financières et techniques.
3) Rôle des agences mondiales de presse
Comme nous l’avons vu dans la définition des mots clés, les agences mondiales de presse ont une compétence mondiale. Le rôle donc des agences mondiales de presse est donc de couvrir la part du champ des évènements que les médias ne peuvent ou ne veulent couvrir.
4) Les conséquences de l’émergence des NTIC sur les agences mondiales de presse
a – Les inconvénients
Les NTIC ont réduit l’espace et le temps, beaucoup d’information circulent si bien que l’on peut consulter des informations venant de partout dans le monde, même s’il se pose un problème de crédibilité de ses informations. Il y a même une presse en ligne non payante. En France, la consultation sur internet a été multiple par vingt. Cela a évidemment des conséquences sur le chiffre d’affaire comme on peut le lire sur le site du Ministère Français de la Culture et de la Communication.
"Depuis la percée sur internet de la fin des années 1990, les abonnements aux ministères, préfectures, ambassades, agences et services publics ne pèsent plus que 40% du chiffre d’affaire contre plus de 60% jusqu’en 1975".
Cette situation n’est pas seulement le fait de la France, en Europe et aux USA, la presse payante subie les effets de la presse en ligne gratuite.
"Même pour l’Europe de l’Ouest et les Etats unis, (…) la presse payante est le plus mal en point"2.
A côté du cas que nous venons d’évoquer, la mise en ligne gratuite des dépêches des agences mondiales de presse fragilise leurs clients (organe de presse) dans un environnement concurrentiel et en même temps menace à terme l’existence des agences de presse internationales ; d’où la lutte de celles-ci contre de telles pratiques. C’est le cas de l’AFP qui a engagé une bataille juridique contre Google.
"L’AFP a gagné en 2006 un procès contre Google, qui diffusait ses informations gratuitement sur internet."
Un autre inconvénient, c’est la concurrence des grandes chaînes de médias comme CNN, Aljazira, France 24 et autres. Avec les moyens fournis par les NTIC, il y a désormais une rapidité de collecte et de transmission de l’information si bien que les informations des grandes chaînes concurrencent celles des agences internationales et du coût remettent en cause le rôle traditionnel des médias.
Comme on peut donc le constater, l’apparition des NTIC comportent des inconvénients pour les agences de presse. Cependant, ces inconvénients sont-ils plus importants que les avantages ? En existe-t-il ? Si oui, lesquels ?
b – Les avantages de l’apparition des NTIC sur les agences mondiales de presse
La modernisation des agences
Devant l’apparition des NTIC, les agences mondiales vont procéder à la modernisation de leur agence et à la définition de stratégies dans un marché mondial de l’information en profonde évolution technologique pour faire face à la concurrence. Mathien (1993 : 1050) note que "les téléscripteurs ont été remplacés par d’autres terminaux".
Mais avant les téléscripteurs, il ne faut pas oublier qu’il y avait les télégraphes. L’Associated Press et Reuter optent pour une modernisation radicale en faisant en sorte d’avoir des outils des NTIC de dernière génération. A ce titre, elles ont un avantage sur leur concurrent l’AFP. L’Associated Press et Reuter disposent aujourd’hui d’une capacité vidéo à travers de nouvelles formes numériques de collecte et de transmission de la vidéo plus légère et souple. Elles disposent en plus de la technologie 4XML qui permet de fournir un système de production homogène capable de gérer tous les objets multimédia de leurs agences à travers un poste de travail du producteur commun à tous les utilisateurs mono média et multimédia. Reuter a d’ailleurs le deuxième plus grand satellite au monde après le pentagone aux Etats Unis. Malgré cet avantage sur l’AFP, cette dernière n’est pas restée en reste. Elle a procédé également à d’importants investissements depuis l’apparition des NTIC.
"Dès 1971, l’AFP utilise le satellite pour transmettre ses dépêches. En 1973, le conseil d’administration décida d’informatiser la rédaction, mission accomplie en 1975. Dans les années 1980, l’AFP investit de nouveaux produits, comme la photographie en 1985 et l’infographie en1988, si bien qu’en 1991, le chiffre d’affaire dépasse le milliard de francs, la part de l’Etat revenant a moins de 50%. En 1996, l’AFP livre un journal internet clé en main, puis en 2000 des infographies animées par internet. L’AFP se décentralise, ouvrant des directions régionales indépendantes à Hong-Kong en 1982 ou Montevideo en 1997 puis développe un service vidéo performant à partir de 2001. L’AFP signe le 27 mai 2008 le pacte PME pour gagner en compétitivité via la collaboration avec des PME innovantes"3.
Diversification et spécialisation des activités.
Pour faire face aux réalités du marché, les agences mondiales de presse vont procéder à la diversification et à la spécialisation. Concernant la diversification, les agences mondiales vont procédées à la multiplication des prestations générales : c’est le cas de l’AFP qui a engagé sa diversification grâce aux NTIC depuis 1985 : cela peut se voir sur le site de la direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la culture et de communication.
"La diversification de ses services a reçu une impulsion décisive dès 1985, avec la création d’un service photo international sans lequel l’agence n’aurait pu conserver aujourd’hui son rang mondial. Puis, c’est l’infographie en 1988, la filiale économique en anglais AFX en 1991, les services pour téléphone mobile de 3ème génération en 2002…"4.
En diversifiant leurs activités, l’AFP et les autres agences augmentent les possibilités d’entrée de devises.
Concernant la spécialisation, il s’agit de se spécialiser dans un secteur ou d’avoir des services spécialisés qui donnent des informations plus fines sur des thèmes ou des produits particuliers (économie, finance, sport, science, etc.). L’exemple le plus révélateur de cette spécialisation est l’agence Reuter, c’est ce dont parle Mathien (1993 : 1051) ;
"Dès 1964, l’agence britannique avait fait le pari de son développement sur la diffusion de son information économique (marché des changes, des matières premières…). Résultat en 1981, son activité d’agence traditionnelle représente à peine 6% de son chiffre d’affaire total de 12 milliards de francs et lui préserve la troisième place après Associated Press et l’AFP".
Aujourd’hui, Reuter devance l’AFP en termes de chiffre d’affaire. En effet, grâce aux NTIC, Reuter a offert son réseau pour faire transiger les transactions financières. Elle tire essentiel de son revenu de ce que lui donne tous les courtiers et financiers qui échangent sur le marché financier.
Quant à l’agence UPI, après quelques difficultés, elle a décidé de se consacrer en premier sur le marché américain. C’est ce que nous relate Mathien (1993 :1051).
"L’agence UPI, après avoir connu trois opérations de rachat depuis 1982 avec, entre temps, des erreurs de stratégie et de gestion, semble, elle, se replier sur son marché national".
L’AFP n’est pas restée inactive en matière de spécialisation, elle a mis en place des services spécialisés :
"un service d’information financière, un service d’information sportive qui connait un franc succès aux USA et en Europe de l’Ouest, un service photo international avec une base de données photo (image forum) de plus de deux mille nouvelles photos par jour et huit (0 millions de photo d’archives"5.
Les résultats
L’intégration des NTIC au cœur des agences de presse internationales permet d’améliorer considérablement leurs résultats.
Au niveau de la productivité, les conditions de travail se sont améliorées ainsi que le volume des dépêches et leur transmission. C’est le constat que fait Mathien (1993 : 1050) :
"la modernisation des processus de collecte et de diffusion a permis d’augmenter :
a) le volume des flots d’information (140 000 mots par jour pour le service général de l’AFP, soit environ 40% de plus qu’avant, sur une production quotidienne actuelle de 3 millions de mots tous services confondus ;
b) leur vitesse de transmission (300 mots à la minutes) ;
c) les capacités de gestion des nouvelles (archivage, banques de données, réalisations de services télématiques, infographiques)".
Evidemment, cela a des conséquences au plan économique comme nous pouvons le constater dans ce tableau.
Reuter
AP
AFP
2002
2,4 milliards de livres sterlings
2005
3,58 milliards de livres sterlings
AFP
2002
550 000 000 €
2005
553000 000
AP
2002
249 200 000 €
2005
255 600 000 €
Ce tableau montre bien qu’il y a une amélioration des recettes dans les agences mondiales avec un montant plus important du chiffre d’affaire chez l’agence britannique Reuter qui comme nous l’avons vu offre son réseau pour la plupart des transactions boursières de la planète. Ce qui fait d’elle la première agence mondiale de presse en terme de chiffre d’affaire.
Au niveau du monopole, la bataille est restée entre les grandes agences mondiales car elles ont su s’adapter à l’émergence des NTIC en les intégrant dans toutes leurs politiques de développement. C’est donc à juste titre que Mathien (1993 :1051) affirme que:
" le temps ne paraît donc pas encore venu où " les médias des médias " perdront leur rôle historique en devenant des organes d’information banalisés ".
Ce monopole est d’ailleurs renforcé dans les pays en voie de développement à cause des problèmes de moyens. Nous avons vu que les agences mondiales font toujours des investissements pour s’adapter à l’évolution des NTIC. Les pays en voie de développement ne peuvent suivre le rythme. C’est le cas de l’Agence Togolaise de Presse (ATOP). Elle n’a même pas le minimum pour une agence de presse. C’est ce que raconte donc Claudine Assiba AKAKPO directrice de la dite agence :
"Aujourd’hui à l’ère des NTIC, l’ATOP manque cruellement de matériel informatique. Seuls les six bureaux régionaux sont équipés d’un ordinateur et les centres dans les préfectures ne disposent d’aucun matériel informatique, et par conséquent n’ont pas accès à l’internet. Une agence, c’est surtout la rapidité dans la collecte, le traitement et la distribution de l’information. Les agents de l’ATOP manquant de moyens de déplacement, de téléphone portables, de magnétophone, d’appareil photo"6
On voit donc que le monopole des agences mondiales de presse reste intact et s’est même renforcé avec l’émergence des NTIC. C’est ce que confirme Blé (1993 :40) ;
" les grandes agences des pays industrialisés détiennent le quasi monopole de la collecte et de la diffusion de l’information ".
Plus loin, Blé (1993 :262) dit que leur influence
"est restée intact toujours en position de monopole".
On voit bien que les effets négatifs de l’apparition des NTIC sur les agences mondiales sont minimes surtout que celles-ci ont su s’adapter à l’évolution des NTIC en modernisant, en diversifiant et en se spécialisant ou en spécialisant certaines de leurs activités. Elles ont su les intégrer si bien que le bilan comme nous l’avons vu est positif : chiffre d’affaire en hausse, meilleure collecte et rapidité dans la transmission de l’information, meilleure gestion des données de l’entreprise, etc.
CONCLUSION
Au terme de notre analyse sur "les agences mondiales de presse et l’émergement des NTIC", il ressort clairement que l’avènement des NTIC a été bénéfique pour les agences internationales de presse compte tenu de l’amélioration des résultats financiers ainsi que les conditions de travail. L’avènement des NTIC a eu malheureusement pour conséquence de creuser davantage l’écart entre les agences mondiales de presse et les agences des pays en voie de développement d’où l’appel des pays du Sud à un Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication (NOMIC). Nous remarquons à partir du cas togolais, que les agences nationales de presse n’ont souvent pas le minimum : portable, ordinateur, etc. Quand on connaît aujourd’hui le prix d’un portable, celui d’un ordinateur ou même d’une connexion à internet, et quand on voit la mauvaise utilisation des ressources financières, nous pensons qu’au-delà du NOMIC, les pays africains doivent d’abord refonder leur politique de l’information en faisant un choix claire dans le sens de l’appropriation des NTIC.
Ouattara Katia
Doctorant en communication
Bibliographie et sitographie
Blé Raoul Germain (1993), contribution au bilan du nouvel ordre mondial de l’information et de la communication, le cas des pays du conseil de l’Entente confronté à l’émergence de l’industrie audiovisuelle, thèse de doctorat unique, sous la direction du professeur Bernard Miège, Université de Grenoble 3, France, 435 p ;
Lamizet Bernard et Silem Hamed (1997), Dictionnaire encyclopédique des Sciences de l’information et de la communication, Paris, éd marketings SA, 591 p ;
SFEZ Lucien (1993), Dictionnaire critique de la communication (tome 2), Paris, PUF, 1782 p.
www.quid.fr/2007/information/agence-mondiales/1
Fr.wikipedia.org/wiki/Agence-France-Press
www.ozap.com/.../la-press-mondiale-resiste-face-au-web-id2412-page1html-France
www.ddm.gouv.fr/rubrique.php3?id--32
atoptogo.blogspot.com/…/celebration-du-35-eme-anniversaire-de.html |
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