
sirba
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S'il y a bien une entreprise qui ne connaît pas la crise, c'est bien l'indétrônable Leclerc. Avec 17% de parts de marché, le n°1 français sème petit à petit ses concurrents. Carrefour plafonne à 13% pendant qu' Intermarché se contente de 12% et Auchan de 8%. Ce constat pourrait venir renforcer l'hégémonie du géant de la grande distribution. Pourtant, leclerc, dont l'attractivité repose sur sa campagne de communication "qui est le moins cher?", est de plus en plus fragilisé par les assauts répétés de ses concurrents. Cette situation est d'autant plus inquiétante que Leclerc ne mise aujourd'hui que sur ses hypermarchés, délaissant les brèches dans lesquelles s'engouffrent ses concurrents. Excès de prudence ou manque d'expertise ? Une réaction devient urgente, et elle doit s'articuler autour de 4 pôles.
Tout d'abord, Leclerc se doit d'assurer sa présence sur Internet, espace commercial devenu incontournable. Auchan et carrefour surfe sur la vague du commerce en ligne via AuchanDirect et Oshop, pendant que Leclerc hésite à se lancer sur ce mode de distribution. Si cette évolution est considérée comme "inéluctable" par le président du groupe, il apparaît que celui-ci ne veut pas se lancer dans cette aventure sans avoir le bon modèle. Espérons qu'il le trouve rapidement....
Frileux, Leclerc l'est également dans la conquête des cetres-villes, que ses concurrents se font une joie d'envahir. Ainsi, Uexpress et CarrefourCity s'accaparent les meilleurs emplacements pendant que Leclerc reste en périphérie des villes, sûr de ses hypermarchés. A l'inverse d'Internet, Michel-Edouard Leclerc ne croît pas au centre-ville, au risque de se couper d'une clientèle urbaine et jeune. Ainsi, les centres-villes sont loin d'être une priorité.
Autre problème de taille, Leclerc a pris énormément de retard à l'international malgré une volonté d'être dans le top 10 des distributeurs européens en 2015. Face à des concurrents comme Auchan et Carrefour qui parcourent le monde depuis longtemps, il faut y remédier. Le président le sait , et c'est pourquoi il a créé une centrale d'achat en commun avec le n°2 Italien, Conald, le n°2suisse Coop, et le n°2 européen, Rewe. Ce qui leur permet de peser ensemble 10% de la distribution européenne. Un début....
Enfin Leclerc doit s'engager davantage dans des marchés très rentables tels que le sport, le bricolage où leur présence est trop faible, alors que Casino, Auchan et Intermarché ont su développer des enseignes leaders comme Go Sport, Décathlon ou Brico Marché. Leclerc a les idées, mais les concepts sont lancés trop tard. Surtout, l'enseigne a trop d'idées se qui conduit à un éparpillement et une mauvaise coordination. A tel point que Leclerc a engagé récemmetn un cabinet de conseil pour remettre de l'ordre dans la maison...
Alors, Leclerc restera-t-il le leader de la distribution française et atteindra-t-il son objectif européen, ou sera-t-il toujours plus chahuté par ses concurrents?? |
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