
Pierre 78
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Ca va en intéresser plus d'un !!!!!!!!!!!!!!
Le marché du divertissement sportif dans le monde:
Le marché du divertissement sportif, défini comme la somme des revenus générés par des événements sportif (droits audiovisuels, billetterie, partenariat) et par des marques d'associations sportives (partenariats, merchandising) était estimé à environ 69,4 milliards d'euros pour l'année 2005 (source PWC). La zone EMEA (Europe, Moyen Orient et Afrique) est le 2eme marché au niveau mondial (21,3 MMEuros) et a connu depuis 2001 une croissance annuelle de 6,1%. Le marché mondial devrait continuer à croitre à un rythme élevé de plus de 7% au cours de la période 2005-2010. Le divertissement sportif a été et restera donc une source de croissance très largement supérieure à la croissance mondiale.
L'Allemagne et le Royaume-Uni représentent à eux deux la moitié des revenus de la zone EMEA, la France est tout de même devant l'Italie et l'Espagne. La France possède donc les moyens financiers propres à générer de grands projets sportifs dans le football par exemple, d'autant que les estimations de croissance sur la période 2005-2010 sont supérieures aux autres pays européens (+6,8% annuel vs 6,1% pour le Royaume Uni ou 5,9% pour l'Espagne). Les revenus provenant de la billetterie représentent plus de la moitié des revenus totaux, la fréquentation des stades ayant atteint en 2005 sont plus haut niveau depuis 1960 (source PWC). Les revenus de merchandising et de partenariat représentent 25% des revenus mais ont connu une croissance annuelle moyenne très forte de +8,7% entre 2001 et 2005. A titre d'exemple, certains contrats de sponsoring très importants : MU avec Nike pour £303 millions, Chelsea avec Samsung pour £50 millions). Les revenus des droits audiovisuels (24%) ont connus une croissance irrégulière (croissance dans les années 90 puis stabilisation depuis 2000 avec la faillite de deux réseaux importants qu'étaient ITV digital et Kirsch en Allemagne). La croissance est cependant toujours là avec l'attribution de marchés sur plusieurs années (Canal+ en rance, MediaPro en Espagne, Sky en Italie et Setanta au Royaume-Unis) ainsi l'apparition de nouveau media (Internet et téléphone).
Le football, sport le plus médiatique du marché des divertissements sportifs :
D'après une enquête réalisée par la FIFA en 2000, le football est le premier sport pratiqué au monde avec plus de 240 millions de joueurs réguliers soit 1 personne sur 25. Il y a également 1,5 millions d'équipes et 300 000 clubs.
En Europe, le football est le plus populaire des sports télévisés comme en attestent les enchères auxquelles se sont livrés les grands opérateurs audiovisuels pour acquérir l'exclusivité des retransmissions des matches de championnat. Les droits de retransmission audiovisuels terrestres de la future Coupe du Monde 2010 se sont ainsi négociés à 1,2 milliards d'Euros pour l'Europe soit près du double des droits de la Coupe du Monde en Allemagne !
Les droits audiovisuels de quatre des principaux championnats européens ont été estimés à 2 milliards d'Euros minimum pour 2006 et représentent près de 50% des droits audiovisuels tous sports confondus en Europe, Afrique et Moyen Orient !
En France, le football compte 2 fois plus de licenciés que le 2eme sport le plus pratiqué (2,15 millions de licenciés). Le football bénéficié ainsi d'une couverture médiatique unique. Ainsi, en 2006, 78% des couvertures de l'Equipe étaient consacrées au football, 8 des 10 premières audiences télévisées étaient consacrées au football, le football représentant 32% de l'ensemble des retransmissions sportives en clair.
Evolution du financement du football professionnel en Europe :
Le chiffre d'affaires des cinq grands championnats a connu une hausse continue depuis 10 ans à l'exception notable de l'Espagne en partie grâce aux droits audiovisuels.
Le mode de commercialisation des droits varie en fonction des championnats. Le tableau suivant présente l'évolution des droits pour les championnats ayant organisé une attribution centralisée (voir sur le blog). On pourra remarquer qu'en France, les droits connaissent une croissance constante et tendent à rejoindre ceux de l'Angleterre. Cependant, le retard cumulé en terme de financement des clubs français sur ce seul poste de 1996 à 2005 a été de 1,853 millions d'Euros par rapport à l'Angleterre, soit plus de 10 millions d'euros en moyenne par an et par club français. On comprend donc mieux le retard pris par les clubs français au niveau de leurs infrastructures et de leur attractivité !
A noter qu'en Espagne, les droits sont directement négociés par les clubs sauf pour un groupe de 30 clubs de D1 et D2 qui négocient collectivement. Ainsi, le FC Barcelone a concédé ses droits audio à Mediapro pour les 7 prochaines saisons pour 1 milliards d'Euros, le Réal pour 1,1 milliards !
Et dire qu'il y en a en France pour se plaindre que l'OL touche trop, et que le club est trop affairiste alors qu'en Espagne, 2 clubs captent près de la moitié des revenus totaux du foot espagnol sans qu'ils ne soient taxés des mêmes griefs !
Quel que soit le pays, l'évolution des droits télé est à la hausse et cette tendance devrait s'accélérer malgré la concentration des opérateurs (disparition d'ITV en GB, rapprochement entre Stream et Tele+ en Italie, Sogecable et Via digital en Espagne, C+ et TPS en France). Au contraire, le secteur de la télévision payante connaît une profonde mutation qui contribue à l'apparition de nouveau acteurs : télévision par internet et individualisation du mode de consommation (télé à la demande), émergence de nouvelles technologies mobiles. De plus, l'évolution de la définition par la FIFA des lots de droits offerts doit permettre de les maintenir à un niveau élevé grâce à une plus grande segmentation avec la distinction entre les droits à "domicile" et les droits "mobiles", entre les droits de direct et différés...
La part des revenus tirés de la billetterie dépend en grande partie des infrastructures. Ainsi, l'Allemagne qui a investi 1,4 milliards d'Euros dans les stades a vu ses revenus commerciaux augmenter et son championnat devenir le plus fréquenté d'Europe. A l'inverse de l'Italie, qui avait une affluence comparable à l'Allemagne en 1995, est devenue le championnat le moins fréquenté d'Europe, la majorité des revenus étant réservés à trois grands clubs.
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