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La lutte contre les sectes

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alexangel
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La lutte contre les sectes
Faut-il interdire les sectes ?
29 Février 2008 à 22:02

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Beyeme Winnie
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Ici au Cameroun les sectes sont une véritable plaie. Il n' yaucune qui ne soit réputée violente ou du moins déviante ( là chacun entend ce qu'il veut). Elles profitent du fait que les gens se sentent de plus en plus déçus par l'église pour devenir des représentations du "vrai messi". Elles annoncent qu'eeles détienent la vérité et détruisent la vie sociale de leurs membres en plus de leur voler tout leur argent. Ceratines vont jusqu'à organiser des sacrifices. On ne compte plus le nombre de personnes trouvées sans certains de leurs membres et de leurs organes ou entourées de je ne sais pas quels gri-gri.
La secte comme elle se présente ici et telle que moi je la connais doit être détruite.
02 Mars 2008 à 19:53

stephanie de faura
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Je ne m'y connais pas vraiment en secte mais j'en ai entendu parler. Il est vrai qu'une secte représente un groupe d'appartenance, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, parcontre les sectes en la réputation d'être extrêmistes. Maintenant peut être en existe t il qui soient seulement et simplement un groupe de personnes avec de mêmes objectifs et de mêmes visions des choses, qui saurait dire leur motivation réelle? Je pense donc que tant que l'on ne connait pas et tant qu'on en a pas l'expérience, il serait plus judcieux de ne rien affirmer! Cela n'empêche de rester prudent et de ne rien faire de stupide.
15 Octobre 2008 à 07:45

Beyeme Winnie
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Je suis d'accord avec le fait que certains groupes que l'on qualifie négativement de sectes rassemblent simplement des personnes qui se cherchent. le plus souvent on parle de communion avec la nature, avec Dieu ou même avec le monde moderne.
Seulement on ne se rend compte de leur niveau de toxicité que lorsqu'on est à l'intérieur (pour les groupes les plus malins) ou quand on décide de vous imposer une épreuve dangereuse pour prouver votre engagement.
15 Octobre 2008 à 19:01

sirba
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La question est intéressante, les réponses de chacun aussi.

Mais le véritable problème serait plus dans la définition du mot "secte". Qu'appelle-t-on secte? dans quelles limites un groupe d'appartenance n'est pas une secte?

On peut définir une secte comme étant un groupement de personnes professant une meme doctrine (religieuse, philosophique, ideologique...), et cela, en se soumettant à un chef charismatiqe (appelé généralement gourou).
Toutefois, les définitions sont multiples et les intérprétations le sont tout autant.

Il faut surtout prendre en compte la finalité d'une secte. A la base, une secte est créé en vue de contredire des valeurs, des habitudes existantes et dominantes. Par exemple, le christianisme est né sous la forme d'une secte juive pour venir par la suite prendre la place dominantes du judaisme. Essentiellement religieuse à leur origine, le sectes ont évolué pour devenir des groupes (religieux, philosophiques ou autres), basés surtout sur le non-conformisme, l'amélioration de la vie individuelle et la volonté d'une Terre harmonieuse.

Tant que les moyens utilisaient par les sectes pour convaincre leurs membres ne sont pas dangereux, elles ne sont pas non plus dangereuses. Mais si elles commencent à exercer des pressions morales ou physiques, à formuler des promesses intenables en echange d'argent, à dissimuler des pratiques totalement immorales...alors oui il faut les interdire.

Les sectes sont dangeureuses à partir du moment où leurs memebres se déconnectent de la réalité et sont prêt à tout (suicides, sacrifices, ruine, crimes...) pour atteindre l'objectif qui leur est promis.

Mais il est impossible d'interdire la formation d'un groupe voulant véhiculer des idées, donc il apparaît impossible d'interdire les sectes et de bannir par conséquent ce terme de notre vocabulaire.
27 Octobre 2008 à 16:12

Beyeme Winnie
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A ce niveau je suis toute à fait d'accord avec toi
02 Novembre 2008 à 17:47

Pèlerin Cosmique
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Des constats issus d'une longue expérience

J'ai connu la Soka Gakkai qui se dénommait alors "Nichiren Shoshu Française" en 1976, et aussitôt j'ai commencé à réciter le mantra Nam Myoho Rengue Kyo. En 1988 j'ai adhéré et reçu un premier gohonzon - le mandala objet de culte de la SGI - au total j'en ai reçu quatre en dix huit ans.

La Nichiren Shoshu Française est devenue la Soka Gakkai France (1991) puis l'Association Cultuelle Soka du Bouddhisme de Nichiren (2007).

Entre 1990 et 2006, j'ai activement occupé de nombreuses responsabilités bouddhiques. J'ai bénéficié gratuitement de l'entrainement dans la pratique et l'étude en collaborant aux groupes Soka puis Montechristo, chargés de l'accueil des participants aux activités dans les bâtiments de l'organisation.

J'ai étudié la doctrine en lisant toutes les publications éditées en français depuis le début des années 1960. J'ai exploré et observé l'organisation de très près, en côtoyant "dans l'ombre", c'est à dire discrètement, les pratiquants lambdas et les responsables officiels français et européens .

Mes connaissances de la SGI sont issues d'une très longue étude sociologique à l'intérieur même de cette école bouddhique, autant que d'études philosophiques bouddhiques équivalentes à un niveau Doctorat, mais elles résultent aussi de très riches et complexes expériences personnelles. Je suis très satisfait des bénéfices inépuisables que je tire de cette formation et de ces recherches.

Maitre Souverain & Parent

La question vitale aujourd'hui est d'identifier la nature réelle de ces gurus et autres guides spirituels qui pullulent dans le Nouvel Âge. Sont-ils, sont-elles, des personnes qui accomplissent un rôle d'éveilleur, de guide vers l'éveil par soi-même ou qui aliènent à leur personnalité charismatique des êtres en quête d'un refuge, d'une église, d'une figure parentale substitutive, d'une idéologie prête à l'emploi, d'un modèle de souverain idéal ?

J'ai appris longuement auprès du maitre bouddhique de la SGI : Daïsaku Ikeda. Tout en l'observant attentivement j'ai étudié l'évolution de ses disciples et de son école philosophique. Son Ego réunit ces deux tendances d'éveilleur et d'aliénateur. Grâce à quoi il a rigoureusement formaté la structure relationnelle de son organisation autant que les comportements de ses élèves. Et avec l'aval de ses proches disciples à travers le monde.

Une Église très conventionnelle

Dénommer secte le mouvement spirituel de l'ACSBN équivaut à le définir comme dangereux. Toutes les mouvances religieuses se font taxer de sectes à un moment de leur histoire...

La Soka Gakkai est l'émanation d'une religion déjà établie qui s'est regroupée autour d'un maître à penser. Elle propage comme beaucoup d'Églises une morale bourgeoise conventionnelle en accord avec les us et coutumes les plus traditionnels. Elle incite chacun de ses adeptes à mener une existence de bon citoyen, à appliquer strictement les lois en vigueur, à respecter l'ordre social républicain établi et à y contribuer dans le cadre et l'application de ses règles, de ses droits et de ses devoirs.

Gouvernance interne

Par contre, ce que beaucoup de détracteurs de la SGI et de l'ACSBN semblent ignorer, c'est la nature de l'idéologie morale et politique qui fonde la gouvernance interne de cette organisation.

Quelques exemples dans le désordre... Les directeurs et directrices, ou responsables officiels au niveau national, chargés de l'administration financière, administrative et juridique sont cooptés et nommés après consultation du président de la Soka Gakkai Internationale (basée à Tokyo) Daïsaku Ikeda ou par le biais de ses représentants.

Les pratiquants de cette association cultuelle n'ont strictement aucun statut légal, ni droit de regard, ni de participation dans la gestion de l'ACSBN. Ils sont des croyants qui participent à des réunions et des séminaires, mais pas aux choix et aux orientations de l'organisation.

Ils peuvent donner de l'argent, mais ce n'est pas obligatoire. Il n'existe plus aucune pression morale incitant à faire des dons. Même si au cours de l'histoire de la Soka Gakai en France, le don financier a été assimilé à un acte de foi permettant de transformer son propre rapport à l'argent et à la prospérité. Et bien que parfois certains responsables bouddhiques officiels, dépourvus d'une intelligence évoluée et animés d'intentions spirituelles douteuses, ont lourdement insisté sur la nécessité  de contribuer financièrement au fonctionnement de l'association.

Toutes les Églises connaissent ces dérives. Cependant, les comptes de l'organisation française ne sont pas publiés et les dirigeants se refusent à les rendre publiques. Malgré les nombreuses demandes parfois assez incisives et insistantes de ses pratiquants dépourvus du statut officiel d'adhérents donc sans recours légaux possibles.

Toutes les décisions concernant l'évolution de l'ACSBN et de ses activités, comme les restructurations inhérentes à toute organisation qui se développe, les orientations générales annuelles, les implications dans la vie sociale et culturelle française, les choix des sujets liés à l'étude, à leurs publications, comme les thèmes des séminaires, ne sont pas débattus et choisis par tous les croyants mais par les instances décisionnaires nationales, européennes ou internationales.

La démocratie du cœur est le fondement de l'idéologie de la SGI. La démocratie participative y est prohibée officiellement, et aucun changement de politique interne n'est envisagé par les diverses directions nationales et internationales du mouvement.

Dogmes & Hypothèses

Les bouddhistes de cette institution religieuse oscillent entre névrose et psychose. Comme tout un chacun, direz vous. Certes. Mais l'inconscience de leur état est particulièrement accentué par leur dogmatisme chronique – souvent honteux et inavouable... C'est une réalité que n'importe qui, avec un peu de discernement et de lucidité, peut constater en lisant leurs publications, en écoutant leurs discours, en fréquentant leurs groupes d'étude et de prière.

La politique de gouvernance archaïque de leur association cultuelle - l'ACSBN - induit l'absence d'une mise à jour intellectuelle complète de leurs doctrines, et une sémantique obsolète dans leur enseignement des idées et rituels.

Les textes et discours officiels, comme ceux des pratiquants ordinaires, utilisent des jargons exotiques empruntant des termes à la langue japonaise et au corpus  doctrinal bouddhiste sans les adapter correctement aux mentalités religieuses occidentales. Les références scientifiques sont souvent conservatrices et  ignorent  bien des découverte les plus contemporaines dans les divers domaines du savoir.

Les modèles culturels orientaux de la doctrine elle même sont anachroniques, par exemple : les cérémonies religieuses du mariage et des défunts calquées sur le rituel japonais, ou encore de nombreuses règles sociales issues du confucianisme.

Et pourtant le maitre transmet des concepts occidentaux, les comparant avec la pensée orientale. Il propose et soumet à l'intelligence des hypothèses  philosophiques tirées de textes de penseurs cosmopolites qui invitent à la controverse intérieure, à la réflexion, à l'évolution du langage, à l'élaboration d'une pensée originale et personnelle.

Les Pratiques Cultuelles

Si cette ouverture idéelle est favorable à l'évolution de la conscience des bouddhistes de la Soka Gakkai, elle est simultanément noyée par un discours moral rigoureux - et incontestable durant les réunions et séminaires - où l'organisation et le maitre occupent une fonction centrale et incontournable dans la pratique cultuelle. 

A quoi il faut ajouter, que si Daïsaku Ikeda a des qualités intellectuelles et une érudition remarquables, ainsi qu'un talent de créateur et de leader d'une ONG agissant dans presque tous les secteurs d'activités sociaux culturels et économiques, son Ego est tout autant extraordinaire. Le culte de la personnalité qu'il a su imaginer et cultiver n'a rien d'exceptionnel. Tous les grands chefs religieux font de même.

Cependant, par rapport à l'idéal bouddhique de bienveillance et d'humilité, une telle attitude est déviante, immorale, erronée. L'emprise affective qu'il a réussi à créer, et qui répond aux besoins de ses disciples, est incohérente dans le contexte de l'enseignement des processus d'évolution spirituelle bouddhique.

Ainsi, à la pratique centrale de la méditation par la récitation du mantra devant le mandala, s'est ajoutée la pratique - indispensable et indissociable - de l'engagement dans les activités de l'organisation et celle de la relation maitre et disciple. En soi c'est tout à fait naturel dans le cursus d'une école religieuse. Mais dans la SGI l'organisation et le maitre sont devenus des objets de culte fondamentaux et incontournables à part entière.

Est-ce pervers ? En partie. Le côté obscur inhérent à tout être se manifeste chez n'importe qui. Et puis ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la cohésion et le maintient de l'ossature organisationnelle internationale nécessite une manipulation subtile de tous ces concepts si complexes de la pensée bouddhique.

Réunions de Discussions

Les réunions discussions forment le noyau de l'étude et de la propagation. Les séminaires et autres groupes de rencontres en sont les affluents. Le discours y est strictement orienté et canalisé vers la doctrine "orthodoxe", en rapport avec la vie quotidienne des pratiquants.

L'analyse critique et la polémique constructive philosophique, tout comme la recherche communautaire de nouveaux paradigmes de gouvernance intellectuelle, administrative et financière, sont historiquement impossibles à mettre en place dans les relations entre les pratiquants de la Soka Gakkai en France pendant leurs réunions officielles.

Si les responsables de la doctrine de la SGI laissaient le champ libre à l'émergence d'une pensée originale indépendante fondée sur l'éveil inspiré par les textes fondateurs, alors toute l'institution finirait par, sinon disparaître, mais certainement se désagréger et se fragmenter... 

L'individualisme, l'individuation et le détachement par rapport aux directives de la figure parentale du maitre, est nocive pour un mouvement religieux qui subit une certaine concurrence, et dont la croissance du nombre de ses affiliés stagne depuis la fin des années 1990 (10000 à 20000 participants aux réunions de discussions mensuelles en moyenne) d'autant que régulièrement beaucoup de personnes s'éloignent de l'ACSBN, et ce dès l'origine, du temps de la Nichiren Shoshu Française au début des années 1960.

Révolution Humaine & Psychothérapie

La SGI occulte une partie des idées thérapeutiques méta psychiques inhérentes aux concepts des traditions bouddhiques et qui sont à l'œuvre durant la récitation du mantra Nam Myoho Rengue Kyo. Et alors qu'ils sont décrits dans les textes fondateurs du sûtra du Lotus.

Même si le maitre aborde certains de ces points, les solutions et les explications proposées restent génériques. Dans les traductions françaises n'apparaissent aucun parti pris, ni choix, ni orientation thérapeutique. Les découvertes dans ce domaine issues des recherches inspirées par la philosophie orientale et les avancées scientifiques conventionnelles, et vulgarisées par de nombreuses écoles ou méthodes thérapeutiques holistiques américaines, européennes et asiatiques sont ignorées.

De plus les responsables de l'étude rejettent avec sévérité les autres écoles du Mahayana, comme les bouddhistes tibétains qui ont développé des connaissances empiriques et des applications pratiques de ces principes thérapeutiques depuis des temps immémoriaux.

Responsables Bouddhiques & Aide à la Personne

La révolution humaine de la SGI est un processus de transmutation psychologique qui nécessite un accompagnement, une aide à la personne, donc une formation. Et les "responsables bouddhiques officiels" n'en reçoivent pas. Ils sont psychologiquement incompétents, donc potentiellement dangereux. La névrose ou la psychose de ces personnes est évidente pour qui sait écouter et observer autant le langage oral que corporel... La persistance et la récurrence de leurs troubles jamais guéris sont les symptômes de leur incapacité à guider "l'autre" vers la guérison.

Ainsi, aucune référence à des techniques psychothérapeutiques philosophiquement proches du bouddhisme ne peut être proposée officiellement aux croyants perturbés, ou dans une impasse, et auxquels les responsables bouddhiques ne peuvent pas offrir de réponses. Encore faudrait-il que ces responsables suivent une psychothérapie et s'engagent dans une étude approfondie de la question...

La méthode d'accompagnement et d'aide consiste à donner des "conseils" - ou directives dans la foi - basés sur les discours du maitre, ainsi que les lettres et traités de Nichiren écrits dans le contexte de la société japonaise du XIII ème siècle.

Ces "directives" cherchent à encourager dans sa croyance le pratiquant qui ne parvient plus à faire face à ses problématiques intimes, ni à ses blocages inconscients. Le discours de "l'ainé" qui conseille est inspiré par la morale et la doctrine de Nichiren Daïshonin et par les commentaires qu'en a fait Daïsaku Ikeda.

Frustrations & Souffrances

Cet enseignement religieux de la SGI, partiel et déphasé, empêche ses adeptes de penser tout à fait par eux mêmes. Ils ne réalisent pas ce qu'est leur propre état de bouddha. Ils ne peuvent pas en prendre conscience. Au lieu de s'éveiller, ils stagnent dans leurs frustrations et s'étiolent tristement avec leurs croyances limitées, dans la dépendance aux préceptes du maitre et de l'organisation.

Aveuglés par leur besoin d'idolâtrie ils considèrent le maitre et l'enseignement comme la destination qu'ils cherchaient à atteindre, ils sont convaincus être parvenus là où ils voulaient arriver.

Cependant, là où ils se trouvent réellement c'est à un croisement avec des pancartes indiquant diverses destinations. Ils sont tous les yeux rivés face à l'une d'entre elles où ils lisent : c'est là. Alors qu'il y est écrit : c'est par là… Et c'est bien ce qu'en substance explique toute la philosophie bouddhique, quand elle parle d'illusions associées à l'Ego.

Le domaine  - "supérieur" - de l'Éveil se situe "au niveau" de la Conscience Universelle qui transcende et est reliée à la Conscience Individuelle. L'individu s'entraine à devenir maitre des ses pulsons incontrôlables, de les mettre respectueusement à son service, et non d'en être l'esclave et la victime. Ce à quoi l'Ego incite, lui.

Aliénation & Libération Spirituelle dans les Églises du Nouvel Âge

Mais la SGI n'est pas unique et seule dans ce cas de figure. Toutes les églises, institutions spirituelles, organisations para-religieuses et structures de développement personnel ont pour "fond de commerce" de rassembler, d'endoctriner, de manipuler celles et ceux qui acceptent de s'y engager librement dans l'espoir d'être initiés pour atteindre une élévation spirituelle et la libération de leurs souffrances.

Mais aucune ne détient la solution : la vérité universelle. La pluralité, l'ouverture, intellectuelle, morale, éthique est la base de la recherche de l'information et de son traitement : de l'expérience de l'évolution humaine. Sans quoi la cécité, la stagnation et la dévolution s'installent. L'histoire des religions et philosophies est explicite à ce sujet.

Soumission & Domination

J'ai longuement côtoyé quotidiennement ces pratiquant de l'ACSBN. Après dix, vingt, trente années de pratiques et d'activités ils semblent égarés, désorientés, dans maints zones de leur existence. Une certaine immobilité s'instaure. Ils ne progressent plus sur le chemin de l'Éveil.

Il en résulte que leur psychorigidité et leur mal être endémique deviennent répulsifs. C'est flagrant quand ils cherchent à expliquer exhaustivement les tenants et aboutissants de la doctrine et de l'organisation. Leur foi est incohérente, en décalage avec l'état de leur vie.

D'autant plus qu'en s'agrégeant ils renforcent, dans le contexte de la structure relationnelle interne de la SGI, entre les cadets et les ainés, leurs tendances les plus insidieuses à la soumission et à la domination, bien souvent inconsciemment… Alors qu'ils sont animés d'un sincère désir de bien faire, et d'accomplir un rôle positif en participant au développement de l'organisation à laquelle ils se sont volontairement ralliés.

L'obédience à une idéologie a toujours conditionnée une attitude mentale proche du fanatisme. Cela conduit à l'abrutissement la personnalité qui s'y est soumise et qui obéit à ses modèles de comportements sociaux et culturels. Tout comme penser et agir au travers d'un code, d'une grille doctrinale, altère l'individualité qui s'aliène à des schémas moraux… Il en résulte un déséquilibre, une dénaturation et des perturbations de la globalité de l'être et de son environnement.

J'ai souvent observé chez ces croyant qui vivent dans la sphère d'influence de l'école de la SGI et adhèrent au culte du maitre, que leurs différentes formes de dépendance à la doctrine, au groupe, au leader, sont accompagnées de troubles psychologiques dégénératifs variés. Beaucoup sont concernés. Mais très rares sont ceux qui envisagent la pratique spirituelle comme intimement reliée à celle d'une psychothérapie. Ils paraissent inconscients qu'elles sont interdépendantes tout au long des étapes de leur existence.

Mais ils en sont seuls responsables, c'est leur choix et leur expérience.

Choisir son camp !

Et comme la fréquentation d'un tel égrégore idéologique et religieux aussi malsain finit par être nuisible, j'ai tracé la route vers des horizons plus prometteurs…

Ce qu'enseigne le sûtra du Lotus, c'est que la bienveillance commence d'abord vis-à-vis de soi. C'est en grandissant, en s'épanouissant harmonieusement et sereinement que l'être influence favorablement le Monde. L'état de vie d'un humain se répercute dans toute la biosphère.

La maitrise liée à l'éveil conduit à savoir distinguer les options salutaires pour son existence : à choisir son camp ! Celui de la néguentropie plutôt que de l'entropie !

Dans les textes bouddhiques l'accent est mis sur l'entrainement à transmuter les poisons en élixirs – l'auto guérison. D'abord cesser de s'empoisonner, ensuite se purifier, puis se nourrir d'aliments pour l'esprit et le corps contribuant à la régénération globale de l'être, à la force vitale, à la créativité spirituelle et intellectuelle.
04 Octobre 2010 à 18:48
 

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