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Finances Islamiques

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jabpapounet
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Le Monde bancaire bouge et de nouveaux produits et services bancaires voient le jour. Quelqu'un pourrait-il me donner des infos pour ma recherche

Merci
06 Novembre 2007 à 15:48

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baboucha
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pourquoi ta aplé sa finance islamique?!
11 Mars 2008 à 15:16

anilhia
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C’est clair on dirait que tu vas parler des fonds secrets…bref tu devrais peut être parler de l’offre de produits bancaires sur les marchés du monde arabe non ? Parce que là…

A ta place jme rendrai sur tous les sites des banques et relèverai à partir du plan du site tous les produits que je classerai ds un tableau, tu peux te rendre sur un site de comparaison des produits et tarifs
11 Mars 2008 à 15:20

iXav
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J'imagine que tu parles des "banques halal". Mr. Green

Arf. Vaste fumisterie. Ils donnent simplement un nouveau nom aux intérêts prohibés et tentent de s'accaparer un marché avec des arguments religieux. Alalala.
_________________


Étudier en marketing et entreprendre
12 Mars 2008 à 20:33

Faris
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iXav a écrit:
J'imagine que tu parles des "banques halal". Mr. Green

Arf. Vaste fumisterie. Ils donnent simplement un nouveau nom aux intérêts prohibés et tentent de s'accaparer un marché avec des arguments religieux. Alalala.


ça reste ton propre point de vue. A ta place, je ne parlerais pas par meconnaissance des choses. il vaut mieux argumenter ses critiques, si ça peut etre qualifié ainsi, sinon c'est des insultes... et il faudrait ne pas alterer la qualité de cet espace que j'apprecie bien car il se veut benefique pour tous.

Alors, rappel à l'ordre.
16 Avril 2008 à 17:50

iXav
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Messages: 258


Deux arguments :
1) Comment fonctionnent la majorité des banques dans les pays musulmans ? Comme toutes les banques ou bien comme les banques halal ? ---> Comme toutes les banques du monde. De ce point de vue, l'apparition des banques halal a des bases théologiques plus que douteuses. En fait les banques halal ne répondent qu'à un besoin identitaire qui prend des prétextes religieux falacieux. C'est pour ça que je parle de fumisterie.

2) Comment fonctionne une banque halal ? Exactement comme n'importe quelle banque, à la différence qu'elle n'utilise pas les intérêts pour se financer (donc elle utilise les autres méthodes de financement) et qu'elle renomme les termes techniques avec des mots arabes. Voilà pourquoi il s'agit d'une vaste fumisterie.

En gros : ce n'est que du marketing.

Alors trouve moi où est l'insulte. Je trouve ça insultant de tromper les gens ainsi, de leur faire croire qu'une banque est "halal" ou non, alors qu'au fond il n'y aucune différence. C'est un argument de vente bidon, tu vois ?

Et la preuve, les nombreuses banques occidentales ont des "programmes halal", pourquoi ? Parce que c'est du marketing et qu'au niveau de leur organisation, ça ne change rien. Reprend un prospectus, change quelques mots en arabe et rajoute le tampon "halal" et ça y est, tu fais du financement islamique.

Pas compliqué.
_________________


Étudier en marketing et entreprendre
16 Avril 2008 à 18:01

Faris
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tjs dans un esprit positif et avec tout le respect que je te dois, je dirais que tu as formulé des jugements stéréotypés sans meme connaitre le detail des formules des produits financiers qui se disent conformes à la loi islamique. Pour critiquer la chose, il faut la comprendre et pour la comprendre il faut pas rester superficiel... plutot aller chercher l'information, comprendre la position du code islamique sur les transactions financieres pour bien assimiler le pourquoi et le comment des formules bancaires qui "tentent" de s'y confomer.

le developpement des produits financiers/bancaires islamiques est certes motivé par le gain recherché par les institutions financieres non pas seulement celles du monde arabo/musulman mais aussi les plus grandes institutions mondiales qui cherchent à adapter leurs offres à des personnes qui continuent de refuser la bancarisation sous le modele actuel jusque-là dominant, mais l'enjeu de la matiere est bcp plus grand car il s'agit de toute une autre logique radicalement differente de celle qui est la base actuelle des principes bancaires, la rente et l'usure....

j'espere avoir suscité un minimum de curiosité pour aller bien comprendre ce que veut dire la finance islamique, loin de toute idée preconçue...

A+


Dernière édition par Faris le 16/04/08 - 17.40; édité 1 fois
16 Avril 2008 à 18:35

iXav
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Si les banques non-musulmanes ont réagit avec autant de rapidité, c'est parce qu'il s'agit de contrer simplement une opération de marketing qui ne change en rien leurs méthodes actuelles. Au lieu d'orienter vers le prêt, elles orientent vers d'autres produits financiers qui existent déjà, mais qu'ils renomment pour l'occasion. Et le marché est important.


Alors explique moi en quoi les banques islamiques ont des méthodes différentes des autres pratiques bancaires généralement admises actuellement ?

Par exemple, à part les termes différents, qu'est-ce qui différencie leur méthode de... l'investissement sur le capital par exemple ?? Razz
_________________


Étudier en marketing et entreprendre
16 Avril 2008 à 18:39

Faris
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desolé, j'ai pas le temps pour rester en ligne, mais je te laisse cet extrait d'un travail de recherche realisé par un universitaire canadien, j'espere que ca va aider :

Gérard VERNA et Ab. CHOUICK, Département de Management, Université Laval, Québec, juin 1989

Citation:
Si les banques islamiques n'ont encore qu'une influence marginale à l'échelle mondiale, leur avenir semble souriant car le nombre de leurs clients augmente très rapidement. Certaines banques occidentales, telles que la Citycorp ou l'Union des Banques Suisses, commencent à ouvrir des "comptes islamiques", permettant à leurs clients musulmans (venant principalement des États du Golfe) de placer leur argent dans des conditions plus conformes à leurs convictions. (Piquard, 1988)
Les banques islamiques ont déjà d'importantes réalisations à leur actif. Elles ont ainsi réintégré dans le circuit économique mondial plus d'une quinzaine de milliards de dollars, soit environ le tiers du pactole thésaurisé dans les pays arabes. Elles ont aussi permis, au sein même de la communauté musulmane, un début de redistribution des flux entre les pays du Golfe qui disposent de surplus financiers, et les autres pays musulmans dont les besoins en capitaux peuvent être dramatiques. Elles ont enfin encouragé le brassage des élites musulmanes : le holding DMI, installé à Genève, rassemble des dirigeants originaires d'Arabie Saoudite, du Soudan, du Bangladesh, d'Egypte, de Jordanie, etc....
Les banques islamiques tirent leur spécificité de l'application des règles du Coran, livre saint des musulmans. Plusieurs de ses versets indiquent en effet clairement la prohibition de l'intérêt.
"...Ceux qui se nourrissent de l'usure ne se dresseront, au jour du Jugement, que comme se dresse celui que le Démon a violemment frappé. Il en sera ainsi, parce qu'ils disent <<la vente est semblable à l'usure. Mais Dieu a permis la vente et il a interdit l'usure>>..." Sourate "La Vache", verset 275

A cette interdiction de l'intérêt s'ajoute également le refus de toute spéculation purement financière.(Nisse-Jason, 1987) L'argent est considéré par l'Islam comme un simple moyen d'échange, sans aucune valeur propre. Si sa circulation ne traduit pas une activité économique réelle, il serait immoral qu'elle rapporte quelque prime que ce soit. Comment, dans ces conditions, exercer le métier traditionnel de banquier sans courir à la ruine ?
L'objectif de cette étude est d'apporter quelques éléments de réponse à cette question en brossant un tableau le plus complet possible de ces institutions. Il sera d'abord présenté une définition des principaux concepts pris en compte par les établissements financiers islamiques, ainsi que des contrats traditionnellement utilisés par le monde arabe. La seconde partie étudiera la mise en pratique de ces principes et comment le développement des banques islamiques a peu à peu conduit à la situation actuelle, où se retrouvent différentes sortes d'établissements se réclamant de l'Islam.(Khan Waqar Masood, 1985. Nienhaus Volker, 1981, 1982) Enfin, une dernière partie sera consacrée aux perspectives d'avenir : quelles sont les contraintes qui persistent à gêner un bon fonctionnement et comment ce nouveau réseau financier coopère-t-il avec les réseaux traditionnels.
1. LES BASES THÉORIQUES
1.1. Les concepts
Un fort mouvement existe dans le monde musulman en faveur de la création d'institutions financières islamiques. (El-Naggar Ahmed A, 1978, 1981) Il ne s'agit là que d'une manifestation d'un phénomène beaucoup plus large, celui de la renaissance de l'Islam et de ses valeurs. (Constantin François & Coulon Christian., 1977) La contribution du monde musulman à un nouvel ordre économique international pourrait être fondée sur l'application de la châ'aria* à des opérations financières et économiques. La conception islamique constitue, en effet, une alternative tant au système capitaliste qu'au système socialiste. (Abbasi Mas'Ud Ahmad, 1969) Si l'Islam diffère du libéralisme par son opposition à l'accumulation excessive des richesses - c'est-à-dire un enrichissement découlant du travail d'autrui et non de soi-même -, il est également en contradiction avec le socialisme car il protège le droit à la propriété individuelle et à la propriété des moyens de production.
La châ'aria :
Contrairement au monde chrétien, l'Islam ne fait pas de distinction entre la loi laïque et la loi religieuse. "La vertu ne consiste pas à tourner son visage vers l'Est ou vers l'Ouest ..." (Coran V.2 S 177) Il s'ensuit que les pratiques économiques et financières des banques islamiques doivent se conformer à ces principes directeurs, en conservant toutefois une certaine latitude pour s'adapter aux nouvelles situations économiques.
Le riba et la thésaurisation :
Ce qui distingue l'approche islamique des habitudes occidentales est une conception différente de la valeur du capital et du travail.[1] Au lieu d'une simple relation prêteur-emprunteur, le système financier islamique repose sur un partage plus équitable du risque entre le prêteur et le propriétaire d'entreprise.(Haque Zia Ul, 1980) Cette pratique découle d'un principe central du Coran, qui interdit le riba, c'est-à-dire les charges ou les paiements d'intérêts : "...O vous qui croyez, craignez Dieu. Renoncez, si vous êtes croyants à ce qui vous reste des profits de l'usure. Si vous ne le faites pas, attendez vous à la guerre de la part de Dieu et de son Prophète. Si vous vous repentez, votre capital vous restera. Ne lèsez personne et vous ne serez pas lèsés..." Coran, Sourate <<La Vache>>, versets 278-279 "...Ce que vous avez prêté à intérêt pour qu'il se multiplie aux dépens des biens des gens ne se multipliera guère auprès de Dieu." Coran, Sourate <<Les Gréco-Romains>>, verset 39
Comme pour la grande majorité des préceptes de l'Islam il y a à cet interdit des explications historiques. (Al-Inani Hassan, 1981) L'économie de la péninsule arabe du VIIème siècle reposait en effet sur des cités-états marchandes vivant dans un environnement hostile. Du fait de leur isolement, elles souffraient le plus souvent d'un manque de liquidités qui favorisait l'usure et la thésaurisation. Les préceptes islamiques visèrent à refréner ces phénomènes sociaux indésirables. Car si les taux d'intérêts appliqués aux négociants se déplaçant de ville en ville étaient trop élevés, cela décourageait le commerce et augmentait considérablement le coût des marchandises. L'Islam a dû créer l'obligation morale de n'utiliser l'argent qu'à des fins de production, pour soi et pour le bien de la communauté, en investissant dans des entreprises rentables. Mais ce que l'on entend par rentable consiste en un apport concret positif et indiscutable à la communauté, et ne dépend pas uniquement du jugement porté par le marché des capitaux pour assurer l'allocation des ressources.
Les opinions divergent sur l'interdiction de l'intérêt dans les économies d'aujourd'hui. Certains "modernistes" trouvent la lecture littérale du Coran trop restrictive et préconisent une interprétation dans l'esprit de la loi, affirmant que le Coran n'a pas interdit "l'intérêt légitime". Néanmoins, une grande majorité continue à penser que l'intérêt doit être totalement interdit. Aucune banque islamique ne charge des intérêts sur des emprunts ou n'en paie sur des dépôts. Mais certaines opérations commerciales de fiducie permettent aux partenaires de contourner cette difficulté. Ainsi, et selon certains auteurs, l'application de l'intérêt ne serait autorisée que pour les opérations financières avec "Dar Al Harb", mais pas avec "Dar Al Islam". (Katouzian Homayoun, 1981)
Les économistes musulmans constatent également que, dans le système occidental, les fonds disponibles vont surtout aux emprunteurs offrant les meilleures garanties "financières" et ne profitent pas nécessairement aux projets les plus productifs pour le bien-être de la communauté.(Mannan M. Abdul, 1980) En d'autres termes, il convient de rechercher au moins autant la "plus-value sociale" du projet qu'une simple plus-value économique. (Verna, 1989) Enfin, les charges d'intérêt réduisent l'offre de capital à risque et entravent donc la croissance.(Nakhjavani Mehran, 1982)
Le rôle du bénéfice :
Un autre raisonnement est aussi apparu pour continuer à justifier le principe de l'interdiction de l'intérêt. Il n'est ainsi plus question de financer des prêts mais, plutôt, de proposer au prêteur un engagement actif dans l'entreprise demandeuse, laquelle, en retour, va offrir un partage des bénéfices futurs. Ceci correspont généralement à une prise de participation sous forme de parts ou d'actions. La raison économique du bénéfice n'est alors pas seulement la possibilité de le redistribuer, mais plutôt l'efficacité, la stabilité économique et la croissance des entreprises dont ce bénéfice témoigne. Le simple financement assorti d'intérêt peut être très injuste lorsque seuls les entrepreneurs subissent la perte ou, au contraire, récoltent des bénéfices d'un montant disproportionné.
La zakat :
C'est une contribution volontaire de 2,5% des revenus d'une personne.(Badawi M.A. Zaki, 1979) Le paiement de la zakat est l'un des cinq commandements religieux des musulmans. "... mais vertueux est celui ... qui observe scrupuleusement le culte et fait l'aumone de la Zakat ..." (Coran, V.2 S. 177) Elle est perçue sur les marchandises échangées et sur les revenus professionnels et immobiliers, mais pas sur les propriétés personnelles (maisons, meubles bijoux, etc...). Les particuliers peuvent verser leur zakat directement à un bénéficiaire privé ou à une institution spécialisée dans la redistribution de ces fonds, telle que la plupart des banques islamiques.(Rahman Moussa Ibrahim Abdel, 1977 - Gouvernement du Pakistan, 1980) Certains pays, tels le Pakistan ou le Soudan, légifèrent officiellement sur ce problème.
1.2. Les contrats islamiques
La mobilisation et l'emploi des capitaux reposent sur des concepts juridiques différents de ceux des banques occidentales. (Muhsin Muhammad, 1981) Dans certains cas, les formes juridiques utilisées remontent aux temps pré-islamiques, dans d'autres cas, des instruments complètement nouveaux ont été mis au point. L'évolution des banques islamiques au niveau international nécessite toutefois une certaine modernisation des formulations islamiques fondamentales. Les fatwa décident cas par cas si les nouveaux types d'instruments financiers sont compatibles avec les préceptes de la Châ'aria et servent ensuite de guides aux "conseils de surveillance religieux" des différentes banques. Deux formes juridiques sont fondamentalement utilisées pour fournir des capitaux sur la base des bénéfices et des pertes : le musharaka et le modaraba. Toutes deux sont des constructions arabes pré-islamiques développées à l'origine pour les besoins des villes-états marchandes déjà citées.
Le musharaka :
Le contrat de musharaka est, formellement, une société en commandite simple, en vertu de laquelle la banque et le client apportent chacun des capitaux en vue d'un projet spécifique. Une autre possibilité est une prise de participation de la banque dans le capital d'une entreprise existante. La répartition au prorata, entre la banque et le client, des bénéfices escomptés, fait l'objet d'un contrat entre les parties. Les pertes sont partagées en fonction de l'apport en capital. La banque est autorisée à participer à la gestion, mais peut aussi ne pas faire usage de ce droit. Il existe des contrats musharaka avec participation constante ou décroissante. (Cette dernière forme est ainsi pratiquée par la Jordan Islamic Bank) La banque conserve la part de bénéfice de l'utilisation pour le remboursement de l'apport en capital.
Le modaraba :
Le contrat modaraba est, formellement, une société en participation comportant une distinction claire entre le bailleur de capitaux et l'entrepreneur qui a, lui, la haute main sur son projet. La rémunération est, là encore, fondée sur un pourcentage de bénéfices de l'entrepreneur fixé à l'avance. Les pertes éventuelles doivent être supportées par le seul bailleur de capitaux. Le chef d'entreprise renonce à une rémunération variable de son travail. A l'origine, la banque était le fournisseur de capitaux (raab al-mal) et finançait un projet proposé par un entrepreneur (modareb). Aujourd'hui, le modaraba peut s'appliquer à diverses activités économiques.
16 Avril 2008 à 18:45

iXav
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Merci j'ai trouvé en partie ma réponse :
Citation:
Mais certaines opérations commerciales de fiducie permettent aux partenaires de contourner cette difficulté.

Comme n'importe quelle banque peut le faire.

Citation:
C'est une contribution volontaire de 2,5% des revenus d'une personne.

C'est un taux d'intérêt relativement bas, mais c'en est un.

Citation:
Toutes deux sont des constructions arabes pré-islamiques développées à l'origine pour les besoins des villes-états marchandes déjà citées.

Voilà qui soutient mon idée selon laquelle ce sont des arguments religieux falacieux.

Citation:
Le contrat de musharaka est, formellement, une société en commandite simple, en vertu de laquelle la banque et le client apportent chacun des capitaux en vue d'un projet spécifique.

Donc ça existe déjà.

Citation:
Une autre possibilité est une prise de participation de la banque dans le capital d'une entreprise existante.
La répartition au prorata, entre la banque et le client, des bénéfices escomptés, fait l'objet d'un contrat entre les parties. Les pertes sont partagées en fonction de l'apport en capital. La banque est autorisée à participer à la gestion, mais peut aussi ne pas faire usage de ce droit. Il existe des contrats musharaka avec participation constante ou décroissante. (Cette dernière forme est ainsi pratiquée par la Jordan Islamic Bank) La banque conserve la part de bénéfice de l'utilisation pour le remboursement de l'apport en capital.

Investissement dans le capital. Ça aussi ça existe déjà.


Citation:
Le contrat modaraba est, formellement, une société en participation comportant une distinction claire entre le bailleur de capitaux et l'entrepreneur qui a, lui, la haute main sur son projet. La rémunération est, là encore, fondée sur un pourcentage de bénéfices de l'entrepreneur fixé à l'avance.

Ça aussi ça existe...

Donc c'est clair : il ne s'agit que de changer les mots, de rajouter une étiquette halal et, au besoin, d'adopter une forme juridique particulière (qui n'a pas d'incidences particulières sur le concept du produit financier).

Mais c'est du bon marketing, la preuve, ça marche. Ici tu es sur un forum de marketing, et ton exemple est très pertinent sur ce forum je pense. Mais si tu penses pouvoir nous montrer à nous que ça va au-delà du simple marketing et qu'il y a là de l'innovation financière, je te souhaite bien du courage.
_________________


Étudier en marketing et entreprendre
16 Avril 2008 à 19:03

Faris
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Je ne suis pas actif sur ce forum, donc je ne connais pas vraiment comment se passent les discussions entre membres, je suppose que la principale motivation de chacun des membres ici est d'apprendre ou aider à apprendre, d'ailleurs c'est la raison d'etre du site et j'en felicite les auteurs.

Malheureusement, je risque de ne plus reponde à tes interventions sur cette discussion puisque il parrait clair que tu ne lis ce que les autres disent que pour en extraire des phrases à caser dans des tiroirs à prejugés, ce qui est franchement desolant pour un etudiant qui doit etre deja conscient de l'importance de l'objectivité et de la methodologie de la critique.

Je ne suis pas en train de te devaloriser, ce n'est absolument pas ma façon de faire mais j'attire juste ton attention sur l'importance de sortir du cadre pour bien apprecier les choses, avec un minimum de justesse et sans idees rancunieres et preconçues qui biaisent souvent la percpetion de celui qui en tombe victime.

J'espere que tu feras assez de recul pour bien penser ta façon de penser.

Bon courage.

Sinceres salutations
17 Avril 2008 à 12:59

iXav
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... Neutral ...


J'ai mon opinion sur les banques islamiques : ce n'est que du marketing et il n'y a aucune innovation financière.

Elles marchent, tant mieux pour elles.


Tu m'envois un article d'un canadien qui dit précisément que tout ce qu'elles apportent existent déjà. Je reprend les passages explicites de cet article. Et après tu viens me faire la moral ??? Evil or Very Mad


Laisse moi te retourner le compliment, toi prend un peu de recul Exclamation


Quelqu'un d'autre peut-il intervenir pour me dire si mes arguments ne tiennent pas la route !?!?!


Tiens pour l'occasion, pour te montrer que je lis, je te remet les propos les plus explicites sur la non-innovation des banques islamiques :
Citation:
Le contrat de musharaka est, formellement, une société en commandite simple,
[...]
Le contrat modaraba est, formellement, une société en participation

Juste pour info (parce que je suis au Canada et que j'ai suivi des cours sur les formes juridiques des entreprises), Société en participation et Société en commandite sont deux formes juridiques canadiennes (qui ont évidemment des équivalents ailleurs dans le monde).

En plus c'est un article que toi tu as mis... manifestement, tu n'as pas compris ce que dit l'auteur : c'est un succès ces banques, qui répondent à un besoin des gens, mais financièrement parlant, c'est la même chose......


Alors après, au lieu de m'attaquer personnellement parce que je ne suis pas d'accord avec toi, répond à ma question et explique moi la différence entre investissement dans le capital et banque islamique Exclamation Wink

EDIT : Et là ce que je dis c'est objectif. Analyse conscieusement les faits et tu parviendras aux mêmes conclusion. Ensuite il y a l'éthique. Moi je trouve que c'est prendre les gens pour des cons, ici les croyants. De leur faire croire que wahou c'est tout nouveau, c'est islamique c'est bien, alors qu'en réalité, c'est juste une étiquette. Et j'ai toujours du mal avec les entreprises qui disent qu'elles innovent, mais qui en fait ne changent que l'emballage. Exemple, quand un nouveau yahourt arrive sur les étalages, que le contenu c'est exactement le même qu'un ancien yahourt, mais que l'emballage est nouveau alors ça fait de l'ensemble du produit un produit nouveau, et bien c'est du foutage de gueule et moi je n'admet pas ça. Certains ça ne les dérange pas, tant mieux pour eux.
_________________


Étudier en marketing et entreprendre
17 Avril 2008 à 16:00
 

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